Le Cas Titus Andronicus
Adaptation libre de William Shakespeare

Titus Andronicus est la plus sanglante tragédie de William Shakespeare. Elle décrit un cycle inextricable de vengeance fatale entre Titus, général romain imaginaire, et son ennemie Tamora, reine des Goths.

La guerre, le sacrifice rituel, l’infanticide, le viol, la torture, les meurtres d’honneur, le suicide et la vengeance: la voix féroce, cynique et malicieusement pleine d’esprit du jeune Shakespeare a créé un texte fort condamnant ce penchant et cette nature  de l’humanité

Titus n’est pas une histoire propre et sécurisante, où le bien triomphe sur le mal, mais une histoire à travers laquelle l’horreur sans répit fait émerger pleinement la poésie de la tragédie humaine, nous obligeant à examiner les racines les plus profondes de la violence et à juger ces actes divers

Dossier de Titus Andronicus:  dossier-de-presse

LE PERE (Le Général Titus)
Il tranche sa propre main pour racheter ses fils, et tue sa fille mutilée

LA MERE (Tamora, reine des Goths)
Elle  dévore ses enfants, cuisinés par Titus et offerts en banquet

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LA FILLE (Lavinia,fille de Titus)
Elle marche avec ses mains arrachées .
Entre ses dents un vide béant, elle n’a plus de langue….

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romain imaginaire, et son ennemie Tamora, reine des Goths.

La guerre, le sacrifice rituel, l’infanticide, le viol, la torture, les meurtres d’honneur, le suicide et la vengeance: la voix féroce, cynique et malicieusement pleine d’esprit du jeune Shakespeare a créé un texte fort condamnant ce penchant et cette nature  de l’humanité

Titus n’est pas une histoire propre et sécurisante, où le bien triomphe sur le mal, mais une histoire à travers laquelle l’horreur sans répit fait émerger pleinement la poésie de la tragédie humaine, nous obligeant à examiner les racines les plus profondes de la violence et à juger ces actes divers

La Mise en Scène

Pendant des siècles, TITUS ANDRONICUS, la première pièce de Shakespeare, a fait l’objet de brûlants débats. Elle avait été considérée à l’époque de l’auteur comme son œuvre alimentaire la plus réussie et les siècles précédant les nôtres avaient été choqués par la juxtaposition de drame intense, de violence impitoyable et de comédie absurde.

Ce sont précisément ces caractéristiques de la pièce qui m’ont fasciné et convaincu , car elle parlerait directement à notre époque ; celle où le public se repaît quotidiennement de scandales sexuels, de viols collectifs d’adolescents, de fusillades dans les lycées ; une époque aussi où le racisme, le nettoyage ethnique et les génocides ont pratiquement cessé de choquer tant ils sont communs et apparemment inévitables.

TITUS n’est pas une histoire claire et sans danger où le bien triomphe du mal, mais c’est une histoire, où, au travers d’une horreur implacable, l’indéniable poésie de la tragédie humaine, émerge dans toute sa force et nous oblige à examiner la racine même de la violence et à en juger ses actes.

Le défi présenté par l’adaptation de TITUS était de conserver les contrastes et l’envergure de la vision de Shakespeare : son récit et sa langue sont à la fois poétiques et très directs.

DANS LE SANG :TITUS

-    Titus écartelé, chacun de ses membres détruit :
-    20 de ses fils : morts à la guerre
-    Sa fille Lavinia : violée ; langue et membres arrachés
-    Ses fils Quintus et Martius : décapités, leurs têtes
rendues à leur père,séparées du tronc
-    Sa propre main : tranchée

A travers lui : meurtre et vengeance du meurtre;
le pouvoir comme arme de mort

MAUVAISE DECISION
(Titus vu par Heiner Müller)

Notre version de Titus Andronicus

Nous avons librement puisé dans des versions différentes comme les adaptations contemporaines de Heiner Müller ou de Botho Strauss. Nous ne  les jouerons pas  telles quelles , mais nous les utiliserons pour élaborer notre langage, notre vision de Titus Andronicus.
Nous avons créé une version courte, dense, recherchant l’essentiel, l’acte-la « mauvaise décision ». Nous oscillons alors avec les comédiens entre le langage poétique de Shakespeare et l’autre, contemporain et en prise avec notre réalité de Heiner Müller et Botho Strauss

La Scénographie

Un espace dépouillé, entre lumière crue, chaleur aveuglante, insupportable et le noir, zone d’ombres, cachées, secret.

L’acteur est soit brûlé par la lumière, soit enveloppé dans le noir, presque invisible. Entre ces deux espaces, l’ombre, la divination, l’acteur erre, se perd, se ressource, se fait oubli.

2 grandes caisses métalliques sur roue. Elles deviennent successivement tombeaux, autel sacrificiel, lieu de du crime et du viol, banquet mortel.
L’espace est concentré sur l’essentiel : l’Acte

Le regard du spectateur plonge comme dans un rêve dans la spirale infernale de la « mauvaise décision » de Titus et de la vengeance de Tamora

Metteur en scène: Günther Leschnik

Assistant: Luc Blanchard

Assistant(e) de Production: Laura Finkelsztajn, Sophie Millon

Masques: Martine Béchir   - Décor : Roland Ducroux

Distribution

Françoise  Cousin, Audrey Delaune, William Malatrat, Fabien Mandrilly, Moustapha Mboup, Marie Micla, Virginie Mopin

Photos: Christian Horrenberger

Spectacle créé en accueil au Festin, CDN d’Auvergne à Montluçon et
au Théâtre du Nord-Ouest à Paris - Avec nos remerciements.

plus de photos:http://picasaweb.google.fr/theatreducorbeaublanc/TitusAndronicus?feat=directlink

diaporama-titus-andronicus: repetition

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