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Article de Birgit Holzer /Parisberlin-Mag

Article avec Günther Leschnik (en allemand) sur la difference entre le théâtre allemand et français

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ParisBerlin

Théatre du Blog - Edith Rappoport

GERTRUDE-LE CRI

De Howard Barker, mise en scène Gunther Leschnik dans le cadre de Cups of theatre, festival de théâtre anglais contemporain “the very best of british drama !” ***

Un choc rare ! On sort de ce spectacle ravageur le souffle coupé…Gertrude, c’est la mère criminelle d’Hamlet qui fait assassiner son époux pour convoler avec Claudius son frère. Le Théâtre du Corbeau Blanc frappe très fort dès la première image, Gertrude entièrement nue excite Claudius qui assassine son frère endormi, en lui versant du poison dans l’oreille et c’est là qu’elle pousse un cri de jouissance suprême. La violence du texte, splendide errance autour de la pièce de Shakespeare centrée autour de Gertrude qui ne parvient plus à jouir, est portée avec force par une vraie troupe. Ophélie est Ragusa, oie blanche en tailleur qui peine à conquérir son Hamlet qu’elle ne retrouvera qu’après sa mort, Mecklenbourg nouveau personnage conquiert la reine qui se donne à lui devant Claudius, le serviteur Gaston voue un dévouement amoureux à sa reine avant de mourir nu sur la table dressée, Hamlet revêt sa livrée avant de mourir lui-même. Sophie Million porte avec un beau naturel la nudité de Gertrude, son indifférence aux autres jusqu’à l’enfant qui naîtra de ses amours avec Claudius, on voit l’accouchement, son cri jaillit. La nudité est bien portée par les acteurs dans ce spectacle ! L’inquiétant personnage de la mère de Claudius et du défunt roi Hamlet, fascinée par sa belle fille à cause de ses crimes est interprété avec une belle ambiguïté par Marie Pascale Grenier. Une horreur salvatrice, la purgation des passions.

Edith Rappoport

Théatre du Blog - Edith Rappoport

Jusqu’au 9 octobre www.gareautheatre.com

Théâtre du Corbeau blanc, Gare au Théâtre Vitry

Cups of théâtre

Un Soir Ou Un Autre:Gertrude crie toujours deux fois

Lundi, 20 juillet 2009

Gertrude crie toujours deux fois

S’il s’agissait d’un combat ce serait celui de David contre Goliath: cette troupe venue d’Auvergne n’a sûrement pas disposé ne serait ce que du dixième des moyens dont avait bénéficié Giorgi Barberio Corsetti pour monter Gertrude (Le Cri), à l’Odéon.

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Et pour nous c’est tant mieux: à voir cette mise en scène plutôt bas budget (qui d’ailleurs fût la toute première à être créé), on se dit rétrospectivement que la version parisienne s’égarait par trop de digressions, décors coulissants, déboités, renversés, effets et fumée… Ici nécéssité fait vertu, tous à vu et cadre unique, des tables, des verres et de la lumière, priorité aux corps et au textes à cru, l’énergie bien focalisée. La pièce y retrouve une certaine clarté- même toute relative s’agissant d’Howard Barker, les dernières scènes posant toujours problême. Les personnages bien dessinés, impliqués, assumés: la vieille plus vieille, Cascan plus didactique et détaché-presque un choeur antique, Hamlet plus veule, Claudius plus accro à Gertrude, et Gertrude encore plus impudique, voire plus tragique… Bel équilibre: complexité et ambiguités du texte ne sont pas pour autant sacrifiés à ces caractérisations. Avec le teléscopage des niveaux de langage émergent de nouvelles significations, des oppositions plus marquées entre idéalisme et matérialisme, et ainsi dans le prolongement des entreprises d’Hamlet les périls d’une dictature misogyne et puritaine…

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Ces beaux acteurs prennent tout les risques…, le plus évident est de choquer, le plus essentiel est de jouer l’émotion et l’incarnation dans le cadre d’un théatre contemporain. Le personnage de Ragusa, par exemple, y gagne d’exister. Sous le trash et le rock ‘n roll, un certain classicisme, de ces déclinaisons c’est Howard Barker qui avant tout ressort vainqueur.

C’était Gertrude (Le cri), par le théatre du corbeau blanc: texte d’Howard Barker, mise en scène de Günther Leschnik, traduction de Jean-Michel Déprats et Elisabeth Angel-Perez, avec Sophie Millon en Gertrude (déja vue dans M.A.M.A.E.),Sébastien Saint-Martin, Denis Mathieu, Guillaume Caubel, Marie-Pascale Grenier, Véronika Faure, Thomas Roche.

Dans le cadre du Festival “Nous n’irons pas à Avignon”, à Gare au Théatre.

Guy :

http://unsoirouunautre.hautetfort.com/archive/2009/07/20/gertrude-le-cri.html

Lire Gertrude, version Odéon

Le 5 août 09 à 16:10, Margaux Brousse a écrit :

bonjour la petite troupe !

Je vous envoie plein de bisous mais surtout un grand merci, car grâce à vous et à mon projet vous concernant j’ai eu une super note en théâtre à mon bac ! Voila, à mon entretien on n’a parlé que de Gertrude et les professeurs ont adoré ce que j’ai fait et votre engagement ce qui m’a valu un 18 coeff 6 ! C’est donc avec mon bac mention très bien que je vous embrasse et vous remercie de tout coeur pour votre humanité et votre générosité.

j’espère vous revoir et surtout continuez à être aussi subversifs, continuez à faire la guerre sur la scène, continuez !

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